DOC LO KO

Partir à la découverte de lieux, de contextes, d'ambiances, d'hommes et de femmes, dénoncer des pratiques ordinaires mais choquantes, mettre de la lumière sur par le film documentaire

jeudi 12 juin 2008

Dos Mundos y una bicicleta - Virreyes, Rugby Social Club

plan7_bd9feIl y a quelques posts de cela, je vous parlais déjà des Films de la Castagne,de Rambahl films, regroupés au sein de l'Apiamp ( l'Association des Producteurs Audiovisuels de Midi-Pyrénées)qui dans leur coin produisent de véritables petits bijoux en termes de production documentaire.

Aujourd'hui c'est à nouveau un des films de l'Apiamp,produit par les films de la Castagne que Doc Lo Ko mettra en avant. C'est un film documentaire sur le rugby qui s'intitule Dos Mundos y una bicicleta - Virreyes, Rugby Social Club réalisé par Christophe Vindis.(2007)

Déjà (et là je fais un petit aparté !) le film commence très bien, puisque le premier plan est celui d'une vue sur un plan d'eau glacis (la côte des basques !!)  avec des surfers qui déroulent sur les vagues et la séquence d'après, on est en plein coeur de Biarritz!

Et c'est là que tout démarre, une rencontre avec Rodolfo O’Reilly, ancien ministre des sports et entraîneur de l’équipe nationale les "Pumas". On est embarqué en Argentine dans une aventure folle de rugby et d'hommes, de pauvres et de riches réunis autour d'un projet qui semblait utopique, mais qui à travers les valeurs bien particulières du rugby a réussi à voir le jour et à faire se rencontrer les résidents des deux mondes (celui des belles résidences et celui des quartiers pauvres )qui vivent parallèlement dans ce pays.

" A l’opposé du luxe et des lumières du sport spectacle, le Virreyes Rugby Social Club existe dans un pays où les clivages sociaux sont portés à leur paroxysme.
En Argentine, le rugby est habituellement réservé aux élites, Virreyes est l’exception. Ce club a été créé par une poignée de passionnés qui doivent beaucoup au rugby, pour mettre à profit les capacités d’insertion sociale de ce jeu dans un des quartiers les plus défavorisés de la capitale argentine. Grâce à cette expérience sociale concrète, des gamins destinés à arpenter les rues pour récupérer cartons ou bouteilles, ont retrouvé le chemin des études et construisent des projets d’avenir.
"S’il n’y avait pas Virreyes, je crois que je deviendrais fou" Emmanuel, 17 ans, ancien cartonero.
"L’époque que nous vivons est une des plus belles de notre vie, car nous sommes portés par l’amour" Rodolfo O’Reilly, ancien ministre des sports et entraîneur de l’équipe nationale les "Pumas", aujourd’hui entraineur de l’équipe des moins de 17 ans à Virreyes." (cop. Les Films de la Castagne)

Pour la petite anecdote, ce film a été projeté la veille du match France-Argentine lors de la coupe du monde de rugby et aurait tiré quelques larmes aux joueurs argentins...Je veux bien le croire !

Pour l'autre anecdote moins gentilette, France 3 Midi-Pyrénées a refusé d'investir dans la production de ce film, c'est France 3 Marseille, le pays du foot, qui s'est engagé. De plus, les chaînes publiques ont estimé qu'il n'était pas interessant d'un point de vue marketing car il parle de transversalité, de mélange entre le sport et les hommes, et ça ça fait beaucoup moins d'audimat !

Pourtant, en cette période où on dénonce son voisin à la police pour des histoires de jardinage, où certains ouvriers subissent le harcèlement moral de leur patron pour produire plus, où les gens se dédaignent avant de se connaître,où les familles regardent le prix au kilo des marchandises qu'elles achètent dans des grandes surfaces discount, où le luxe masque la pauvreté, le désarroi et la solitude, ce film est un petit ilôt sur lequel il faut prendre le temps de se poser pour souffler et s'apaiser.

Posté par DOC LO KO à 21:37 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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